20 octobre 2010
suspension de service
Non, notre administrateur web n'est pas en grève. Le silence observé depuis plusieurs semaines est du à la nécessité de réfléchir avant de continuer à pondre des articles... ou pas. Merci à ceux qui nous ont suivis. Rendez-vous pour la deuxième saison. Le tournage est en cours. Patience. Y. P.
30 août 2010
RV Erdre : jazz couche-tôt
Photo : Hélène Labarrière Quartet
Bilan personnel des rendez-vous de l’Erdre : un excellent concert de Roy Hargrove et plein les bottes de questions : pourquoi passer l’exigeant quintet d’Hélène Labarrière à un heure matinale le dimanche et offrir la belle scène nautique en plein après-midi aux trop sages étudiants de Kawa Circus ? Comment se satisfaire de laisser une large majorité des spectateurs hors de vue et d’écoute de China Moses samedi soir ou de Philippe Ménard le lendemain ? Pourquoi le RDV de l’Erdre sont-ils un festival de couche-tot avec un dernier concert le samedi soir sur la scène électro qui finit à 23 heures ? Pour le reste, l’ambiance retrouvaille d’après vacances est toujours sympathique, mais j’ai du manquer de bons concerts. N’étant pas fan de Django Reinhardt, je ne me suis pas dépèché. Arrivé juste à l’heure je n’ai rien entendu. Sur la scène blues, j’ai eu une exaspérante sensation de déjà écouté (petite mention pour le sympathique Alex de Vree qui a trusté les prix). Quant à la scène électro, comme ils ne fournissaient pas la drogue adéquate, mes neurones captaient mal. Pour finir, les chansons de Queen transformées en purée tiède par le Gros Cube… Bonne rentrée malgré les jambes lourdes.
Danse de fiers à bras
Ceux que la grande foule des RV de l’Erdre fatigue pouvaient quand même sortir, samedi, avec les Festiv’halles de Questembert. À moins d’une heure de Nantes, c’est une jolie fête de village avec apéro’municipal sur la grand place pour tout le monde à midi et quelques bonnes propositions artistiques dans le genre « art de la rue ». Parmi elles, celle de la compagnie de danse Tango Sumo, basée à Morlaix. Avec « Round 1 », ce sont trois garçons qui se provoquent et se traitent par tous les membres dans un ring reconstitué et autour d’une table. Pour faire bonne mesure, la table tourne. Une danse de fiers à bras qui a de la grâce.
10 juillet 2010
Moment de grâce sous les Soleils bleus

Les Soleils bleus de Saint-Herblain ont éclairé un moment unique, samedi 3 juillet, quand Rodolphe Burger et Hélène Labarrière se sont mis soudain à interpréter Billie Jean. Il y avait déjà eu du Jimmy Hendrix, du Lou Reed pendant la première moitié de leur concert. Tous à peine reconnaissables, fondus, recyclés, ébarbés d’effets inutiles, ces tubes redevenaient de la matière à mélodie dans lesquels le guitariste et la contrebassiste taillaient avec gourmandise, bientôt rejoints par Eric Truffaz. Le festival Soleils bleus, bien que resserré désormais sur quatre jours consécutifs, a réservé d’autres grands moments comme les Canadiens Misteur Valaire ou la rencontre afrobeat entre Kiala et la groupe Walko. Et Soleils bleus a gardé son cachet. C’est un festival sans fosse ni fossé entre la scène et le public, où le spectateur se sent libre.
Photo Marlène Maisonneuve. PS : au passage la photo m'y fait penser, il faudrait prêter un peu attention à l'esthétique de la scène. Cet ampli posé sur une boite entre les deux artistes, ni fait ni à faire comme dirait ma tante, si attentive à ses hortensias. Et puis cette bache noire derrière, ces énormes retours sur le devant. Je croyais que les enceintes acoustiques étaient miniaturisées maintenant. Or il y a toujours d'énormes retours qui transforment les artistes en hommes troncs quand on est prêt de la scène. Bon, j'arrête de râler. Y.P.
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