29 septembre 2009

Al Foul, la relique rockabilly


Al Foul est une bénédiction pour les amateurs de rockabilly primitif. Qui plus est, il joue souvent à Nantes (ce soir par exemple) pour cause de connexion avec les nantais French Cow Boys et compagnie. Chose insolite, il se produit en ce moment avec un DJ tripotant des bidules électroniques, c’est un peu la carpe et le lapin mais ça fonctionne. J’ai eu la chance de le voir l’année dernière avec un vrai accompagnement musical dont un joueur de télécaster, toujours pertinent pour tricoter des guirlandes électriques. Peu importe, Al Foul est sorti d’un formol fifties avec une vraie voix geignarde synthétisant Charlie Feathers, Johnny Cash Carl Perkins, ou Johnny Burnette Trio. Al Foul a aussi le bon goût d’introduire dans son répertoire des bijoux oubliés du rockabilly comme le « Slow down » de Jack Earl, l’une de mes 100 chansons préférée. Al Foul ne triche pas, il se gomine à la Nu Nile, pommade bien graisseuse (au diable le gel à fixation rapide), boit du whisky par pinte et trimbale une guitare hors d’âge. A voir aussi, dans le même registre, le « Violent day » de Lucile Chaufour, actuellement au cinéma Le Concorde. E.G.

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