S’il est un événement qui passe inaperçu, c’est bien la semaine de la mobilité : même alignement de voitures avec, généralement, un seul occupant à bord, des scooters trafiqués, dont personne ne contrôle le niveau sonore, des camions qui passent à deux centimètres de mes frêles épaules de cycliste sur la piste du quai de la Fosse (50 centimètres de large à peu près). Changer de mode de déplacement pendant une semaine, c’est comme le carême : un effort temporaire, exceptionnel et facultatif dont, de toute évidence, tout le monde se fout. Nantes travaille actuellement à un Plan de déplacement urbain qu’elle doit adopter l’année prochaine. L’actuel date de 2000. L’enquête préalable menée par l’Insee montre que, si les transports en commun progressent bien, ce n’est pas le cas du vélo qui tourne autour de 2 % des déplacements urbains. Quitte à être ambitieux autant prendre l’exemple de Strasbourg qui veut passer de 10 à 20 % ou, mieux, Fribourg, Amsterdam ou Copenhague, qui culmine à 35 %. La recette est connue. Elle consiste à créer des pistes cyclables continues et sécurisées. Emprunter celle du quai de la Fosse, un soir d’hiver sous la pluie, c’est un peu jouer à la roulette russe. E.G.
28 septembre 2009
C’était quand la semaine de la mobilité ?
S’il est un événement qui passe inaperçu, c’est bien la semaine de la mobilité : même alignement de voitures avec, généralement, un seul occupant à bord, des scooters trafiqués, dont personne ne contrôle le niveau sonore, des camions qui passent à deux centimètres de mes frêles épaules de cycliste sur la piste du quai de la Fosse (50 centimètres de large à peu près). Changer de mode de déplacement pendant une semaine, c’est comme le carême : un effort temporaire, exceptionnel et facultatif dont, de toute évidence, tout le monde se fout. Nantes travaille actuellement à un Plan de déplacement urbain qu’elle doit adopter l’année prochaine. L’actuel date de 2000. L’enquête préalable menée par l’Insee montre que, si les transports en commun progressent bien, ce n’est pas le cas du vélo qui tourne autour de 2 % des déplacements urbains. Quitte à être ambitieux autant prendre l’exemple de Strasbourg qui veut passer de 10 à 20 % ou, mieux, Fribourg, Amsterdam ou Copenhague, qui culmine à 35 %. La recette est connue. Elle consiste à créer des pistes cyclables continues et sécurisées. Emprunter celle du quai de la Fosse, un soir d’hiver sous la pluie, c’est un peu jouer à la roulette russe. E.G.
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