23 octobre 2009

Souffrance dans les usines à viande


Tout autour de Nantes, il y a des usines à viande. Les économistes les considèrent d’un seul regard et les nomment secteur agroalimentaire. Vaches, cochons, volailles entrent dans ces abattoirs et en sortent sous forme de barquettes pour les hypers ou de cartons pour l’export. La transformation de la viande est un des pôles industriels qui ont fait la fortune du grand Ouest. Vous pouvez lire cela dans tous les guides économiques. Anne Théron, artiste associée au Théâtre universitaire de Nantes, et Claire Servant, ont créé une pièce (théâtre ou danse, un peu des deux), Abattoirs, qui met en scène la parole de gens qui travaillent à l’intérieur de ces usines : ouvriers, contremaîtres… C’est court (40 mn), assez lent et pourtant très dense à cause de l’effet de répétition. Les trois acteurs, sans dialoguer, articulent des témoignages avec précaution, application, en reflet d’un étrange rapport au travail. On y entend beaucoup de souffrance physique, mais aussi la fierté qui entre toujours dans l’humain comme l’eau dans la moindre faille. Et beaucoup de renoncements, de résignation, de fatigue. Les paroles sont fortes, les sons bien choisis, le décor glaçant à souhait. La mise en scène aurait pu se passer de certains effets qui ressemblent à des concessions à la mode théâtrale, surtout quand on a vu des pièces de Joël Pommerat il n’y a pas longtemps. Il faudrait la jouer aussi dans ces cités où ces ouvriers ont acheté des maisons qu’ils peinent tant à payer. Ou, pourquoi pas, à l’entrée des centres commerciaux, là où finissent les fameuses barquettes de viande.

22 octobre 2009

Bobo en bateau


Celui qui n’a pas le temps de partir en voyage peut vivre par procuration ceux de Bernard Ollivier, journaliste à la retraite, bonne plume et qui a gagné sa place dans la littérature de voyage en parcourant à pieds la route de la soie (le premier tome est saisissant). Cette fois, Bernard Ollivier descend la Loire, d’abord à pied puis, surtout, en Canoë, de la source à Nantes. Au-delà du carnet de vacances (tous les promeneurs retraités n’ont pas la chance d’être édités chez Phébus) et de rencontres avec d’aimables bobos sachant restaurer des maisons anciennes et aimer le bon vin, le périple de Bernard Ollivier revêt bel et bien une dimension aventureuse avec ses chavirages, le froid (un été 2008 maussade), la fringale et des ligériens moyennement accueillants. Cette descente au fil de l’eau est sans doute trop rapide pour être pertinente d’un point de vue historique et culturel. « Nous sommes dans la région où sévit la guerre de Vendée, mélange affreux de guerre civile et de haines exacerbées par l’hystérie religieuse », écrit l'auteur page 229. Ce ne serait pas un peu simpliste monsieur le vacancier ?

20 octobre 2009

Nantes, vu par James Gurney


L’œuvre de James Gurney pour l’affiche du festival Les Utopiales 2009, à Nantes (du 28 octobre au 1er novembre à la Cité des Congrès) n’est pas seulement belle. Elle est frappante. Ce n'est pas tant qu’un aéronef embarque des passagers en plein centre-ville au début vingtième. Ce qui me frappe, c’est la grâce des piétons, leur émerveillement naïf devant ce papillon de métal. On remarque au passage la figure de Jules Verne, indifférent à la scène, en bas à gauche de l’image. James Gurney nous invite dans un monde où la technologie serait charnelle, familière, douce à caresser. Aux Utopiales, il faudra voir ses images de l’exposition Dinotopia où les enfants jouent avec les dinosaures dans un monde fabuleux de tendresse. Quels sont ces «mondes meilleurs», thème choisi pour cette édition des Utopiales ? L’affiche y répond en imaginant un univers où la science aurait gardé son âme, donnerait vie aux rêves des hommes au lieu de les faire courir après le dernier gadget, errer dans le virtuel, bétonner à tout va. À ceux qui prétendent que la science-fiction ne touche plus les occidentaux, désenchantés par la froideur de la science, les Utopiales parlent encore d’utopie. Je retiens aussi que c’est le seul grand festival littéraire international à Nantes. Quel est son avenir après cette édition 2009, alors que la Cité des congrès tend à se séparer de ses productions ? Cette affiche rappellera aux Nantais que cet événement enrichit un héritage culturel assez particulier de leur ville, l’idée qu’imaginaire et technologie peuvent s’aimer. Y. P.

Foules aux foulées


Voilà, je termine les foulées du tram en 1 heure, 16 minutes et 18 secondes. Un peu déçu puisque Guillaume, mon comparse d’entraînement m’a gratté de 20 secondes. Erreur de débutant : quand on part trop vite on ne peut accélérer à la fin. Mauvais perdant, je suis donc un peu critique. Le succès populaire (plus de 5 000 personnes) de la course à son revers. On commence à courir 5 minutes après le coup de feu. Cela dit, tout le monde dit ça pour rehausser sa performance. Les barrières de départ étaient trop étroites (genre foire aux bestiaux), idem pour les ruelles empruntées où l’on risquait à tout moment de prendre une barre anti-stationnement dans l’estomac. Dans le genre, je préfère le semi-marathon d’Orvault, un peu plus aéré. Allons, c’était bien malgré tout. Et puis, il est encourageant de voir des gens courir plutôt que de pantoufler devant Michel Drucker.

19 octobre 2009

Poumon vert


J’ai acheté le dernier Géo pour l’article sur Nantes et son évolution urbaine en trente ans mais mon attention s’est détournée vers le reportage sur Berlin et « son énergie verte », son art de vivre basé sur de grands espaces naturels, tous accessibles par transport en commun. En prenant possession de ces espaces et en les préservant, la ville a ainsi gommé sa réputation d’austérité et devient une destination touristique de plus en plus courue, d’autant plus qu’on peut se baigner dans les lacs. Les grandes villes anglaises comme Londres (le parc de Chelsea par exemple) ont aussi compris depuis longtemps l’importance de sanctuariser ces espaces pour décompresser la ville et les citadins. Avec ses parcs et ses grandes étendues vertes, le long de la Chésine (super spot de footing), ou de l’Erdre par exemple, Nantes peut aussi jouer cette carte de la campagne à portée de main. D’autant plus que les citadins, avec le renchérissement du transport et les embouteillages, voudront trouver des espaces verts de proximité. Il y a donc intérêt à ne jamais, au grand jamais, urbaniser ces espaces (en photo, le poney club du Houssay, au pied des tours des Dervallières).

18 octobre 2009

Mouawad triomphe à Nantes


Photo Thibaut Baron

C'était l'événement de la rentrée, le grand moment de théâtre à ne pas manquer à Nantes. Le Grand T, l'Onyx, le T.U. et le Fanal de Saint-Nazaire étaient associés pour présenter quatre pièces de Wajdi Mouawad, du 29 septembre au 17 octobre. Cela s'est terminé en apothéose dans la nuit de samedi à dimanche. La troupe a enchaîné les trois pièces du "Sang des promesses", emportant une salle comble pendant onze heures de quête, de rire et de terreur, de Montréal aux montagnes du Liban ou la forêt des Ardennes. Un public jeune qui s'est laissé emporter, chavirer et a même oublié de tousser à partir de 22 h 30, gagné par la tension. Et un public debout pour un quart d'heure d'ovation. La nuit passée, on en a encore le coeur gonflé. Y. P.

15 octobre 2009

Justice, liberté et tartuferie


« Justice et liberté », tel est le slogan de Ouest-France. « Nous faisons appel à ces valeurs pour que Ouest-France renoue le contact avec nous et que ce groupe désigne un interlocuteur pour discuter », disent les représentant de Nantes 7, en vain. Actionnaire principal de cette chaîne de télévision, en redressement judiciaire depuis le 2 septembre 2009, Ouest-France a abandonné, au cœur de l’été, Nantes 7 et son équipe. Plus question, pour le groupe de presse, de dépenser davantage dans cette aventure. Ses dirigeants considèrent que le groupe perd déjà suffisamment d’argent dans la presse gratuite. Depuis l’actionnaire et le directeur de la chaîne ont disparu et restent injoignables. Bon soldats, les 30 salariés ont dignement continué à faire tourner l’antenne, jusqu’à remplir les réservoirs des voitures avec leur propres deniers. Bravo à eux.

14 octobre 2009

Au TNT, Koltès en souplesse


Photo Thomas Langouet

Le TNT confirme sa place de lieu de création majeur, à Nantes, avec La Nuit juste avant les forêts, de Bernard-Marie Koltès. On aurait pu entendre ce monologue comme le cri de révolte du poète, de l’étranger, du sans-travail, sans-maison, sans être-aimé… L’acteur, Jean-Erns Marie-Louise, le livre avec une souplesse féline. Il économise les moyens, descend jusqu’au murmure, amuse là où sa solitude devrait le rendre tragique, devient léger quand ce texte de jeunesse frôle de trop près la complainte. Mais lorsque son personnage est à deux doigts de s’envoler dans l’irréel, il regagne une présence humaine que l’on ressent d’autant plus vivement dans cette petite salle. Seul petit regret, la banalité d’un décor trop décoré. Par la compagnie La Thymélé, metteur en scène Jean-Marc Avocat. À voir jusqu’au samedi 17 octobre. Y. P.

Petit bonheur d’ici


Mardi 13 octobre, la bicyclette m’emmène au travail au centre-ville. Première température d’automne. L’Erdre fume sous la fraîcheur du matin. Y. P.

9 octobre 2009

Le Belem à Nantes


Toujours une bonne surprise que de surprendre le Belem en escale dans son port d’origine. Le 8 octobre à 19h00 après la pluie. Lancé le 10 juin 1896, seulement 7 mois après sa commande aux chantiers Dubigeon de Nantes, juste en face, par la Compagnie nantaise Denis Crouan et Fils spécialisée dans le transport du cacao pour le compte des chocolateries Menier. E.G.

Ayrault et Delaveau montent en avion


« Le choix de la décroissance est une faute grave vis-à-vis des générations futures. » L’argument servi par Jean-Marc Ayrault pour justifier son soutien à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Ouest-France du 6 octobre) est tellement consternant qu’on se demande si les journalistes d’Ouest-France ont bien entendu. Ne manque plus qu’un peu d’ironie sur les nostalgiques de la marine à huile et de la lampe à voile. Pardon, j’inverse, mais c’est contrariant, ces rengaines.

Les générations futures n’iront-elles pas plutôt faire du skate ou du karting sur les pistes d’un aéroport devenu inutile pour cause de carburant de trop cher, comme nous allons aujourd’hui nous balader au bord du canal de la Martinière ? L’argument d’Ayrault accrédite l’idée toute bête que Nantes veut simplement réaliser une bonne affaire immobilière avec les terrains libérés sur le site de l’aéroport actuel de Bouguenais.

À la faveur du projet de réforme des collectivités territoriales, il est question de créer des « super-métropoles » sous forme de groupements de grandes villes voisines. On pense immédiatement au regain d’amitié entre Rennes et Nantes (voir l’émission du « débat » entre Ayrault et Delaveau) diffusée sur Télénantes et TV-Rennes ces jours-ci. Et on les imagine bientôt pacsés sous forme d’un établissement public pour financer ensemble ce nouvel outil du développement « régional ». L’idéologie dominante, à droite comme à gauche, veut que les villes soient désormais les fers de lance de la compétitivité des territoires. Du haut de leurs beffrois, les bourgmestres vont aménager ces « no man’s land » qui les séparent et entravent leur croissance économique : bocages, marais et autres landes inutiles. Déjà, les 4-voies ont permis d’occulter les champs cultivés, remplacés par des zones logistiques parsemés de parcs forestiers. Et si les générations futures nous en voulaient d’avoir saccagé un capital ? Y. P.

8 octobre 2009

L’enfermement identitaire


Exalter le passé est une idée bien partagée à droite comme à gauche. On regarde son nombril, son arbre généalogique, et on en oublie le présent et l’avenir. Peut-être attend-on de la gauche un regard plus universel, moins centré sur l’identité ? Après tout, la Révolution française a créé les départements pour casser les vieilles provinces et faire table rase du passé. En soufflant sur les braises (les cendres encore chaudes) d’un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, Nicolas Sarkozy a un peu joué avec le feu et flatté les « imbéciles heureux qui sont nés quelque part » (Brassens), les porteurs de vieux drapeaux, et cela au mépris des nuances car une ville comme Nantes est faite de Bretons, de Vendéens, de Choletais, de Parisiens, d’autres venus d’ailleurs, ce qui, au bout du compte, compose une société aérée et ouverte. Nantes n’est pas la propriété d’une Bretagne idéalisée. J’ai beau adorer la musique de Didier Squiban ou d’Alan Stivell, cela ne me donne pas envie de connaître une anschluss, un enfermement dans des frontières administratives du passé. E.G.

La Loire-Atlantique en Bretagne, ce serait une idée de droite ?


L’association Bretagne réunie profite du débat sur la réforme des collectivités territoriales pour porter le fer. C’est de bonne guerre, même si l’opération est politiquement délicate. En novembre 2008, Sarkozy avait jeté un pavé, en se demandant dans quelle région se trouvait Nantes et l’onde s’est propagée pendant un an dans notre petite mare régionale. Les militants de la réunification, pragmatiques, s’adressent désormais directement au président. Mais toutes les grandes villes, départements et régions concernées sont gouvernées à gauche. Le petit jeu de l’UMP, aujourd’hui, consiste à tailler des brèches dans le mur socialiste. Je vous garantis que si la droite remporte la région des Pays de la Loire, au printemps prochain, l’Élysée ne parlera plus de la Loire-Atlantique en Bretagne. Le jeu est donc dangereux. D’autant plus qu’à lire la liste des 100 premiers signataires de Bretagne réunie, on trouve beaucoup de patrons d’entreprises, mais pas seul représentant du monde syndical ou social, et pas de mouvement engagé à gauche.

Ce que j’en pense, sur le fond ? Notre micro-rédaction de Vu de Nantes est assez emblématique. Emmanuel Guimard est un Nantais de souche vendéenne. Il a ses racines dans le bocage et a fini par l’assumer (sic). De mon côté, vous avez un bas-breton attaché au pays et sa culture au point de fréquenter Diwan et d’apprendre le breton. Nantes peut être vécue à la mode bretonne sans difficulté. Si la frontière se déplaçait de 100 kilomètres au sud, rien ne changerait pour moi. Mon seul argument pour la Loire-Atlantique en Bretagne est affectif. Je ne perçois aucun avantage pour les citoyens à changer la donne. Ni économique, ni social, ni démocratique. Sauf si on se place dans la perspective d’une plus grande autonomie des régions (façon espagnole, britannique ou allemande). Et là n’est pas le débat posé par la réforme des collectivités territoriales.

Souvent confronté à de vibrants militants de la réunification, je leur réponds que le sujet me laisse froid. Pourquoi ne pas mettre leur énergie à combattre la pollution des rivières bretonnes, la laideur des zones commerciales au bord de la N 165, ou la misère intellectuelle dans les cités pavillonnaires de Rennes et Nantes ? On me dit qu’il y aurait plus de trains entre Nantes et Rennes. Cela signifie-t-il qu’il y en aurait moins entre Nantes et Angers ? Allons donc, et pourquoi ne pas réclamer plutôt plus de trains interrégionaux ?

En revanche, la ville de Nantes, dans ses ambitions mégalomaniaques de métropole européenne, aurait tout à gagner une intégration à la Bretagne. Il faudra bien se faire une raison, la cité des ducs ne sera jamais au centre géographique d’une région. Autant s’appuyer sur un territoire ayant une histoire, une identité et une visibilité internationale.

S’il y a demain un référendum sur la Loire-Atlantique en Bretagne, je voterai oui, de cœur. À condition que le débat ne soit pas pollué – c’est souvent le cas - par des relents nationalistes ou ultralibéraux.

« Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau / Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau » (Brassens)

Y. P.

4 octobre 2009

René Martin, Éric Boistard, Jean Blaise et Jean-Paul Davois, le carré de la médiation selon Yannick Guin

(En photo, Littoral, de Wajdi Mouawad, en ce moment à Nantes, photo Thibaut Baron)

L’histoire se déroule lors de la présentation à la presse du nouveau spectacle de l’Opéra Nantes-Angers, Le Pauvre Matelot. Après les applaudissements, les politiques prennent la parole. Yannick Guin n’est plus adjoint à la culture à Nantes, mais chargé de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il est quand même resté président d’Angers Nantes opéra. Bien vite, ce n’est plus le président qui parle mais l’éternel ministre de la culture de Jean-Marc Ayrault. Et de se lancer dans un vibrant hommage au travail des « médiateurs ». Non pas les artistes, mais ceux qui mettent les œuvres en contact avec le public. Il parle, en l’occurrence, des directeurs de grands établissements culturels de la place. « Nous avons la chance à Nantes d’avoir des personnalités de grande valeur, René Martin (La Folle Journée), Éric Boistard (l’Olympic), Jean Blaise (Le Lieu Unique) et Jean-Paul Davois, le directeur d’Angers Nantes opéra dont on parle moins, à tort », lance-t-il.

Oui, le carré de rois (pas de reine dans le lot) abattu par Yannick Guin connaît son métier et aussi le terrain nantais. Ils l’arpentent depuis des années, des décennies pour certains. Incontournables, incontestables, indéboulonnables. Quand Yannick Guin leur dresse des couronnes, c’est sa propre politique culturelle qu’il congratule. Quatre piliers seulement ? Pourtant, il y en a des dizaines d’autres, au Pannonica, à la Bouche d’air, au TNT, à l’Athanor, au Théâtre universitaire, dans des maisons de quartiers comme celle de Doulon ou des associations comme La Luna. Tout cela sans parler des communes voisines. Des dizaines d’acteurs qui n’ont pas la sécurité d’un matelas de spectateurs fidèles pour accomplir leur bonne action de démocratisation culturelle. Bien sûr, la Ville connaît leur travail et les soutient financièrement, mais la sélection faite par Yannick Guin révèle un point de vue pyramidal qui finit par fatiguer. Et si l’on veut s’en tenir à l’excellence artistique, comment ne pas mentionner le Grand T, responsable de l’événement culturel majeur de cet automne à Nantes, la venue de la troupe de Wajdi Mouawad pour une série de représentations de sa tétralogie théâtrale, Le Sang des promesses. Les week-ends des 10 et 17 octobre, le Grand T proposera les trois premières pièces du Sang des promesses à la suite, soit huit heures de spectacle et quel spectacle ! Philippe Coutant, le directeur du Grand T, ne revendique sans doute pas le qualificatif de médiateur au sens où Yannick Guin l’entend, n’empêche qu’il fait venir à Nantes le top mondial du théâtre. Y. P.