
Celui qui n’a pas le temps de partir en voyage peut vivre par procuration ceux de Bernard Ollivier, journaliste à la retraite, bonne plume et qui a gagné sa place dans la littérature de voyage en parcourant à pieds la route de la soie (le premier tome est saisissant). Cette fois, Bernard Ollivier descend la Loire, d’abord à pied puis, surtout, en Canoë, de la source à Nantes. Au-delà du carnet de vacances (tous les promeneurs retraités n’ont pas la chance d’être édités chez Phébus) et de rencontres avec d’aimables bobos sachant restaurer des maisons anciennes et aimer le bon vin, le périple de Bernard Ollivier revêt bel et bien une dimension aventureuse avec ses chavirages, le froid (un été 2008 maussade), la fringale et des ligériens moyennement accueillants. Cette descente au fil de l’eau est sans doute trop rapide pour être pertinente d’un point de vue historique et culturel. « Nous sommes dans la région où sévit la guerre de Vendée, mélange affreux de guerre civile et de haines exacerbées par l’hystérie religieuse », écrit l'auteur page 229. Ce ne serait pas un peu simpliste monsieur le vacancier ?
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