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De la grande et belle danse… si lointaine

Photo Liu Yang
La biennale Transcendance s’est ouverte le 4 novembre au Grand T, par un « grand spectacle », Bahok, d’Akram Kahn. Le chorégraphe britannique a servi une world dance impressionnante par la virtuosité. Par moments, quand même, l’accumulation de références (Inde, Chine, hip hop…) m’a fait décrocher, comme en devant une leçon trop bien apprise. Avec cette entrée en matière, Transcendance se présente sous le signe de l’excellence. Dans son discours d’introduction, Yanick Lebeaupin qui est chargée de la culture au Département de Loire-Atlantique, a insisté sur le soutien apporté par le conseil général aux artistes professionnels. Elle n‘a pas eu le temps de glisser un mot sur la pratique amateur. Le festival est organisé par Musique et danse en Loire-Atlantique qui n’a certes pas oublié d’associer les écoles et de proposer des stages pour les amateurs. On fait découvrir, on permet d’accéder (c’est à dire de voir), on offre à apprendre dans un rapport qui est toujours descendant vers le public, fût-il pratiquant. Est-ce que justement, ce petit plus de vie ou de chaleur qui m’a manqué dans Bahok, ne vient pas de cette distance encore imposée au « beau » ? Et est-ce qu'un festival se serait pas le bon moyen de permettre un peu plus d'appropriation et un peu moins d'admiration ?
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