Dans une ville vraiment adaptée au vélo, on doit pouvoir se promener avec un enfant de moins de huit ans sans crainte. Ce n'est pas vraiment le cas à Nantes. En tout cas pas partout. Exemple : quai de la Fosse à la hauteur de ND du Bon-Port. La piste se transforme là en damier sur lequel les voitures peuvent changer de file dans les deux sens. La plupart des chauffeurs ne s'embarrassent pas de vérifier si des vélos circulent ou pas sur la piste. Ils changent de file sans regarder. Ça peut passer un dimanche matin, mais dans l'obscurité et par temps de pluie, il y a danger. A la hauteur de la piscine Leo-Lagrange, la piste est impeccable : large et séparée par des zébras. Figure qu'il faudrait généraliser. Mais 100 mètres plus loin, rue Félix-Eboué, la bande fait 40 centimètres de large et l'on s'expose au premier crétin qui ouvre sa porte sans regarder. Un grand classique qui m'a valu deux côtes fêlées l'année dernière. S'il va dans le bon sens, le plan vélo annoncé le 10 décembre en rend pas prioritaire la création de pistes cyclables en site propre, protégées des voitures. Autrement dit, des endroits où l'on est certain de ne pas se faire culbuter voire écraser. Mille fois dommage ! C'est un partage de la chaussée avec les voitures dans le cadre « d'une circulation apaisée » qui sera privilégié. Ça pourrait marcher en Suède mais nous sommes dans un pays latin, avec une conduite toute en nervosité et une passion aberrante pour l'automobile. Est-il besoin de rappeler l'asymétrie du risque entre automobiliste et cycliste. Il suffit d'une seule fois et d'un seul coup de volant pour réduire la vie d'un cycliste à néant, même si les accidents mortels restent rares. Sans créer de pistes cyclable isolées, l'objectif d'atteindre 15 % ds déplacements en vélo (2 % actuellement) semble difficilement atteignable. A moins d'un baril de pétrole à 300 dollars.
14 décembre 2009
Petits commentaires sur le plan vélo
Dans une ville vraiment adaptée au vélo, on doit pouvoir se promener avec un enfant de moins de huit ans sans crainte. Ce n'est pas vraiment le cas à Nantes. En tout cas pas partout. Exemple : quai de la Fosse à la hauteur de ND du Bon-Port. La piste se transforme là en damier sur lequel les voitures peuvent changer de file dans les deux sens. La plupart des chauffeurs ne s'embarrassent pas de vérifier si des vélos circulent ou pas sur la piste. Ils changent de file sans regarder. Ça peut passer un dimanche matin, mais dans l'obscurité et par temps de pluie, il y a danger. A la hauteur de la piscine Leo-Lagrange, la piste est impeccable : large et séparée par des zébras. Figure qu'il faudrait généraliser. Mais 100 mètres plus loin, rue Félix-Eboué, la bande fait 40 centimètres de large et l'on s'expose au premier crétin qui ouvre sa porte sans regarder. Un grand classique qui m'a valu deux côtes fêlées l'année dernière. S'il va dans le bon sens, le plan vélo annoncé le 10 décembre en rend pas prioritaire la création de pistes cyclables en site propre, protégées des voitures. Autrement dit, des endroits où l'on est certain de ne pas se faire culbuter voire écraser. Mille fois dommage ! C'est un partage de la chaussée avec les voitures dans le cadre « d'une circulation apaisée » qui sera privilégié. Ça pourrait marcher en Suède mais nous sommes dans un pays latin, avec une conduite toute en nervosité et une passion aberrante pour l'automobile. Est-il besoin de rappeler l'asymétrie du risque entre automobiliste et cycliste. Il suffit d'une seule fois et d'un seul coup de volant pour réduire la vie d'un cycliste à néant, même si les accidents mortels restent rares. Sans créer de pistes cyclable isolées, l'objectif d'atteindre 15 % ds déplacements en vélo (2 % actuellement) semble difficilement atteignable. A moins d'un baril de pétrole à 300 dollars.
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entièrement d'accord ça fait du bien de le voir écrit, Nantes est encore loin de devenir l'Amsterdam du grand ouest...
RépondreSupprimerNadia H