30 janvier 2010

Une soirée avec Petra von Kant


Qu’est ce qui fait que Petra von Kant reste une actrice qui s’agite sur un plateau plutôt qu’un personnage dont les sentiments résonnent en nous ? Mon amie a été touchée par la détresse de l’amoureuse délaissée. J’en étais à me triturer la cervelle à chercher pourquoi Fassbinder avait préféré un personnage de femme dans cette situation où la riche et dominatrice Petra déchire son image et ses certitudes, par passion amoureuse. Autrement dit, je n’étais pas dans la pièce ! «C’est vraiment féminin». Mon amie a répondu à la question, mais à ce moment-là, je me disais que c’était à cause de la façon de jouer réaliste que j’étais resté face à un décor. Ça vaut vraiment le coup, quand même, grâce aux six actrices, excellentes, mais ne faites pas comme moi, soyez dans le tempo !

La Compagnie du Loup, du metteur en scène nantais Yvon Lapous, tient l’affiche de la chapelle du grand T, avec Les Larmes amères de Petra Von Kant (de Fassbinder), depuis le 20 janvier et encore jusqu’au 4 février.

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