27 mars 2010

Quand Pierrick Sorin se raconte


Le vidéaste Pierrick Sorin prépare un nouveau spectacle dans un des magnifiques studios de répétition de la nouvelle Maison de quartier Madeleine-Champ de Mars. Jeudi 25 mars, il invitait les habitants du quartier et n'importe qui d'autre à une petite conférence sur lui, son oeuvre et sur le travail en cours. Conférence est un terme inapproprié, car, il le reconnaît, la communication devant un public, c'est vraiment pas son truc. Mine de rien, le bonhomme va tout de même se confier pendant près d'une heure et demie, apparemment sans trop souffrir de l'effort. De temps en temps il joue même avec ses petites caméras, se livre à un bout de répétition avec son comédien, change l'éclairage, invite le public à murmurer pour figurer le fond sonore d'un vernissage d'exposition. Il ne fait pas semblant d'être gentil, interrompant souvent ses digressions d'un "bref!" avec l'air désolé, comme s'il n'était pas encore habitué à voir son mental prendre aussi facilement la tangente. Le public n'est plus un public, c'est un groupe de copains, prêt à partager cette bienveillance. Pierrick Sorin fait parfois un penser à Etienne Daho, genre le coeur sous la main, l'air timide, mais au fond animé d'une solide volonté. Il raconte ses débuts, montre ses premiers films "historiques", rend hommage à Bernard Rapp de l'avoir sorti du bois, dit sa tristesse de l'avoir perdu.Il explique qu'il n'a pas besoin de vivre ailleurs qu'à Nantes, même s'il est invité à exposer d'un côté ou l'autre de la planète. Il parle un peu du prochain spectacle, sorte d'autoportrait sous la forme d'un one man show. On pourra voir bientôt une exposition au Lieu Unique.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire