3 mai 2010

Brian Jonestown Massacre, mieux que les Doors


Le concert des Brian Jonestown Massacre s'est plutôt bien passé à l'Olympic, complet pour l'occasion. Anton Newcombe, le leader caractériel de ce groupe de légende, n'a pas daigné descendre dans le public pour casser un nez ou une dent. Pas de conflit notoire entre les musiciens non plus. Au centre, le fidèle Joel Gion se dandine avec ses tambourins. Sur le côté, Newcombe tricote avec une belle demi-caisse ses guirlandes électriques. Un abruti se prosterne devant lui. Dissimulé derrière sa mèche, il surveille du coin de l'œil un alignement de cinq guitaristes, avec l'intransigeance d'un patron de gauche. C'est là une belle exposition de guitares de collection, digne d'une vitrine du magasin Méchinaud. On n'a pas l'air de rigoler tout les jours dans la bande à Newcombe qui a éreinté plusieurs dizaines de musiciens. Le groupe égraine pourtant ses incroyables chansons, Oh Lord, Who, Servo… et tous ces bijoux bien ciselés. Pas de rappels, Monsieur a ses humeurs. Comme presque tout le monde, c'est en allant voir le documentaire Dig, d'Ondi Timoner, que j'ai découvert les BJM, reflet sans concessions des Dandy Wharols. Il n'empêche qu'en réécoutant les BJM, on se rend compte à quel point ce groupe est aussi important voire davantage que le néo-métal de Nirvana ou des Smashing pumkins. Dans la veine psychédélique, c'est presque mieux que les Doors.

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