
Dimanche 20 juin, au soir, se tenait une sorte de fête de la musique à Saint-Jean-De-Boiseau. Petite scène à l’ombre de l’église, odeur de frites et ambiance village. Côté musique, rien à voir avec du patronage. Federico Pellegrini a joué avec ses Spectorettes, quatre jeunes femmes étonnantes de modestie et d’efficacité. Ce sont elles qui apportent l’odeur de souffre aux mélodies parfois plaintives du chanteur des French cowboys. Pas de doute, il reste le chef. Il tient la guitare. On aurait envie de lui dire «Lâche leur un peu la bride ». Mais il a peut-être raison. Dans ses chansons faussement simples, dans un univers qui m’évoquait les Modern Lovers, Syd Barrett ou John Cale, c’est cette précision qui touche. De jolis petits cris, juste au bon moment. Un bon moment, vraiment.