
Les Soleils bleus de Saint-Herblain ont éclairé un moment unique, samedi 3 juillet, quand Rodolphe Burger et Hélène Labarrière se sont mis soudain à interpréter Billie Jean. Il y avait déjà eu du Jimmy Hendrix, du Lou Reed pendant la première moitié de leur concert. Tous à peine reconnaissables, fondus, recyclés, ébarbés d’effets inutiles, ces tubes redevenaient de la matière à mélodie dans lesquels le guitariste et la contrebassiste taillaient avec gourmandise, bientôt rejoints par Eric Truffaz. Le festival Soleils bleus, bien que resserré désormais sur quatre jours consécutifs, a réservé d’autres grands moments comme les Canadiens Misteur Valaire ou la rencontre afrobeat entre Kiala et la groupe Walko. Et Soleils bleus a gardé son cachet. C’est un festival sans fosse ni fossé entre la scène et le public, où le spectateur se sent libre.
Photo Marlène Maisonneuve. PS : au passage la photo m'y fait penser, il faudrait prêter un peu attention à l'esthétique de la scène. Cet ampli posé sur une boite entre les deux artistes, ni fait ni à faire comme dirait ma tante, si attentive à ses hortensias. Et puis cette bache noire derrière, ces énormes retours sur le devant. Je croyais que les enceintes acoustiques étaient miniaturisées maintenant. Or il y a toujours d'énormes retours qui transforment les artistes en hommes troncs quand on est prêt de la scène. Bon, j'arrête de râler. Y.P.
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